Le Monde Virtuel de Faust

28 février 2015

Le monde virtuel de Faust

 

Au-dessus de la terre l'air vibre s'étire en ondes de chaleur — odeur lourde de la terre mêlée aux essences plus légères, particulières de l'herbe et des feuilles — Faust voudrait faire quelque chose — ses sourcils épais noirs, buissons, lourdes houles flux... Odeur lourde de la terre mêlée aux arômes plus légers de l'herbe. Faust sort un papier d'une poche, le lit. Derrière lui la mer semble froide ; les hommes meurent de défier continuellement les Dieux. Le ciel a une qualité infinie ; il paraît trop paisible — un paysage de peintre post-impressioniste — puanteur poivrée de la terre sèche — merveille redoutable. Tout lui est prophétie ; le bleu du ciel est terrifiant. Il s'épuise, s'épuise à percevoir le deuil, connaître la vérité ; il passe — la lumière est irréelle ; il la sent totalement prisonnier... L'horizon n'est limité que par le trait vert bleu de la forêt — jaunes indomptables de l'été. L'horreur ramasse les poubelles de la réalité ; Faust se perd dans l'ombre des couloirs... Miasme d'herbe écrasée. Il cherche dans tous les coins... Le soleil continue à jouer avec les feuilles. Le soleil écrase le paysage — le ciel est brûlant de soleil ; Faust doit trouver sa vérité. Il y a vingt ans qu'il n'a pas fait si beau... Sa conscience est pleine de certitudes. La lumière est bien blanc.

Posté par Paul Mephisto à 18:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]